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Moncef et la meuf du bât C - Part 1 - ( SAISON 2) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par meuf2city   
Lundi, 23 Décembre 2013 17:38

 

Quand elle parle, Tania, elle a la lèvre inférieure qui vibre comme un téléphone Samsung.

C'est Mamadou qui me l'a fait remarquer. Il est physionomiste crari.

ça fait six mois qu'on taf au Chicken hallal de Riquet dans le 19 ème avec elle

mais c'est seulement maintenant que je lui trouve des bizarreries physiques.

Elle est à plein temps, je crois que c'est ça qui l'a enlaidie, parce qu'elle était vraiment

différente il y a six mois. Puis elle a cette odeur de friture en permanence, hier je l'ai croisé

dans le métro, elle puait déjà l'huile de colza alors qu'on avait même pas commencé à tafer.

Mamadou est sur ses côtes. Friture ou pas, il lui trouve du charme. Sauf, qu'elle, elle ne

le voit pas. Elle est obnubilée par Radco, un espèce de slave fashion qui tente de me détrôner

niveau beauté masculine.

 
1,2,3 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par meuf2city   
Mardi, 12 Novembre 2013 11:07

 

 

 

 

1,2,3 ...

13 février 2010, 21:20

Le prof se met à ma place et me regarde. Je suis seule, devant le tableau, les autres me dévisagent avec défiance.
Moi d'habitude si timide, j'ai accepté de lire à haute voix ma rédaction, celle qui parle d'elle.
- Nous t'écoutons Sophie.
Je me racle la gorge et dépose ma feuille sur le bord de la table. J'ai nullement besoin de ce papier pour narrer ma fable.
Un. Deux. Trois. Je prends mon souffle et commence.
-" Ma meilleure amie s'appelle Julia. On habite dans le même immeuble et jusqu'à la seconde, on a faits les mêmes classes. On s'est fait les mêmes crasses que tout le monde, bouderie, reproches et menaces mais cela n'a jamais duré longtemps parce que l'amitié tolère la distance mais jamais ne s'en éprend.
Julia c'est une fille pleine de vie, joviale à l'infini, elle rit d'un rien et un rien la fait rire. La peur ne semble pas avoir de prise sur elle, malgré les dangers, les frayeurs, elle reste hilare comme si survoler les évènements d'un éclat de rire était un art, " c'est un truc de ouf" souvent elle martèle. A son contact je suis devenue moins craintive, moins méfiante quant à l'avenir et mon attitude de martyr s'est estompée.


 
Lettre à ma petite soeur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Meuf2city   
Mardi, 12 Novembre 2013 10:56

Lettre à ma petite sœur;

publiée sur la page facebook Meuf Decity le 25 décembre 2010, 22:49



Lili ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas parlés. De la pluie du beau temps...

Il pleut vachement sur tes joues depuis quelque temps à ce qui paraît.

C'est fou comme en trois ans on peut changer.

J'ai quitté une gamine, une femme j'ai retrouvé.

Félicitation pour le bac, je savais que t'allais le décrocher.

T'es la première à l'avoir obtenu du premier coup, le daron a du se sentir saucé.

Tu le connais, au PMU il a du balancé des phrases du style :

"Ma fille il a eu le bac de littérature. Ah oui."

"Toutes ses courbatures de maçon ont un coût

et avec ce petit passeport tu l'as remboursé, toute seule t'as payé le prix.

Je sais qu'on parle rarement de ces choses là,

mais j'ai appris pour ce petit mec qui t'a lâchement quittée,

ce petit bâtard, sa maman doit être une prostituée.

A l'ancienne, je t'aurais goumée rien qu'à l'idée de te savoir dans ses bras enlacée,

mais j'ai pris du plomb et 2 ans d'incarcération,

c'est fou comme on peut évoluer en prison.

Je te souhaite pas d'y aller mais si toutefois

tu as besoin de cogiter adosse toi au mur de Fleury, tu verras les idées vont fleurir.

Ce mec là ne sait pas ce que tu vaux,

il doit être comme tous ces bouffons qui devant la pureté se vautrent.

Il a du te parler d'avenir, te faire miroiter des trucs qu'on ne lit que dans les livres

alors qu'il bave encore devant les filles qu'on n'appelle pas mais qu'on bipe,

celles qui finiront au tiroir des tass' et des cocasses souvenirs,

de celles que sans remord on quitte,

celles qui étaient comme toi au départ mais qui ont fini la course déboitées, en kit.

Ne te morfonds pas Lili, dans le fond les chagrins d'amour sont une bonne école.

Tu sauras à l'avenir que l'amour ne se trouve pas à chaque coin de rue,

qu'il faut être rusé pour ne pas finir dépecé, le cœur harnaché à une grue.

Tu sauras ma sœur que le temps répare,

que la vie a plus de goût quand la maturité est l'ingrédient principal de tes choix,

que ce qui compte au bout du bout c'est que tu sois fière de toi, rien que ça.

 
Plus si affinités - part 3 - Le texto PDF Imprimer Envoyer
Écrit par meuf2city   
Lundi, 30 Septembre 2013 18:27

 

Je n'ai toujours pas trouvé d'alternance

et toutes mes copines ont repris les cours ou le taf.

Je tourne en rond chez moi, je lis des chroniques sur fb

et je regarde Le Mag juste pour critiquer Ayem.

Elle est devenue mon souffre-douleur. Cette meuf a le bac et une licence en

" je me dandine sur TF1 pendant deux mois dans une télé réalité"

et elle se retrouve animatrice sur NRJ12 alors

qu'une étudiante lambda qu'a fait comm, audiovisuel ou journalisme,

elle travaille à Lidl.

Y a pas de justice dans ce monde.

 
La petite prof PDF Imprimer Envoyer
Écrit par meuf2city   
Dimanche, 08 Septembre 2013 20:18

 

 

J'ai passé les pires heures de ma vie à me torturer sur un sujet qui ne m'intéresse pas.

Puis une dame dodue, aux faux airs de Valérie Damidot

est venue m'annoncer l'heureuse nouvelle : Reçue.

Reçue comme si ce mot allait changer ma vie,

comme si ces deux syllabes allaient me sortir de la torpeur

dans laquelle je gis depuis l'adolescence.

5 années d'études sans compter l'année sabbatique

que je me suis octroyée et me voilà professeur des collèges.

Je vais enseigner à des ados comment conjuguer un verbe,

identifier un COD et admettre qu'Aragon à de plus belles rimes que Singuila.

Je suis en dépression rien qu'en y pensant.

Personne ne m'a forcée à passer le Capes, j'aurais pu devenir vendeuse,

architecte ou même candidate d'une téléréalité

mais il a fallu que je traverse une période naîve,

idéaliste et généreuse pendant laquelle je me suis vue sur une estrade,

du Balzac à la main, distribuant des sachets de savoir à des toxicos en manque,

tel un dealer de retour d'Amsterdam. Connerie. A 23 ans, je me sens toute fragile,

pas mûre, je sens que je ne vais pas être à la hauteur. En plus, je suis malgache.

Bon dit comme ça, on se l'imagine pas mais je mesure 1m65...

hissée sur des talons de cinq centimètres.

Autant dire que les grands gaillards de 3ème me dépasseront largement

et qu'ils pourront à loisir m'eternuer dessus voire me pisser dessus pour les plus irrespectueux.

Je sais que c'est malsain de se plaindre alors qu'à 23 ans,

en France à l'heure d'aujourd'hui beaucoup de jeunes galèrent,

cherchent leur voie, sont payés une misère tandis que moi je vais gagner 1400 euros net

en répétant ce que des auteurs décédés se sont cassés la tête à mettre en mot.

 
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Kadera

Il est temps de reprendre les bonnes habitudes !

 

Après des semaines, pour ne pas dire des mois d'absence,

l'actualisation de ce site d'écriture reprend !

Le projet du " streetbook" est toujours d'actualité,

de même que la recherche d'une maison d'édition pour la publication

du premier roman qui porte sur le personnage de Moncef !

Je sais que l'organisation et moi ça fait deux mais je comble ( petit à petit)

les vides de certaines rubriques.

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